279,000 VNĐ
Le Montespan plume & crayon
Détails sur le produit: » Prix: 279,000 VNĐ » Barecode: 9782266231657 » Auteur: Jean TEULE et Philippe BERTRAND » Éditeur: POCKET » L'année d'édition: 8 novembre 2012 » Langue: Français » Dimension: 18 x 12 x 2,8 cm » Nombre de page: 360 » Poids: 0,47 KgDescriptions du produit
Extrait
Préface inédite de Jean Teulé
J'ai connu Philippe Bertrand à Hara-Kiri. Je devais avoir dans les vingt-cinq ans et lui quatre de plus. On ne s'est ensuite jamais perdu de vue jusqu'à un triste jour de 2010 où, à soixante et un ans seulement, il est... mais bon.
Comme ses dessins, il était très élégant et charmant. Lorsque fut décidé que ce serait lui qui adapterait Le Montespan en bande dessinée, nous étions tous les deux ravis. Il me proposait de venir, environ toutes les dix pages, suivre l'évolution de l'oeuvre dans son atelier. J'arrivais en fin de matinée, embrassais son épouse Mimi et leur fils Théo. Je m asseyais devant sa table à dessin où étaient bien rangés ses encres, ses tubes de gouache, ses crayons, sa gomme, sa documentation pour les décors et les costumes des personnages. J'admirais la finesse de son travail. Il me montrait les crayonnés des prochaines pages, me demandait si j'étais d accord avec le découpage. Je lui répondais toujours : «Oh, mais que oui, mon Philippe !» Ensuite nous allions déjeuner, souvent en terrasse, dans un restaurant italien de la rue du Cherche-Midi. Là, on parlait de Louis XIV (ce gros con !), verre de vin rouge de Toscane à la main. C'était drôle. Spaghetti alle vongole avalés et parfois deuxième bouteille de Toscane commandée, le Montespan venait s'asseoir à notre table. On le voyait ! Il nous plaisait beaucoup ce mec tellement amoureux de sa femme :
- Tu as bien fait de ne pas te laisser emmerder par ce monarque absolu !
- Tes derniers mots, concernant ton épouse, juste avant ta mort ont-ils vraiment été : «Je ne réclame que la gloire de l'avoir aimée» ?
«Ben, mon salaud !» s'exclamait Philippe tandis que je conseillais à Louis-Henri : «Fais gaffe à ton carrosse cornu. Il est garé en double file.» Autour de nous, les gens croyaient qu'on était ivres. Alors on se levait, dignes, hautains autant qu'on le pouvait et soutenus, chacun sous un bras, par Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan. Après avoir traité les clients en terrasse de courtisans !... nous allions tous les trois vers la rue de l'Abbé-Grégoire où habitait Philippe. Alors que je hélais un taxi, Montespan composait le code d'entrée de la porte de l'immeuble et je les saluais tous les deux :
- Salut, le cocu ! À bientôt, mon Philippo.
- À la prochaine, Jeannot...
Avril 2012
Présentation de l'éditeur
En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque - à qui nulle femme ne saurait résister. D’époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu’à la fin de ses jours, il n’aura de cesse de braver l’autorité de Louis XIV et d’exiger de lui qu’il lui rende sa femme. Lorsqu’il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d’énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s’arrête pas là...








