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La maison des anges

Détails sur le produit: » Prix: 759,000 VNĐ » Barecode: 9782246800262 » Auteur: Pascal Bruckner » Éditeur: Grasset » L'année d'édition: 9 janvier 2013 » Langue: Français » Dimension: 20,4 x 13,4 x 3,2 cm » Nombre de page: 320 » Poids: 0,31 Kg

Descriptions du produit

Antonin Dampierre, la trentaine soignée, est un garçon normal. Ou presque. Il travaille dans une agence immobilière de luxe jusqu'au jour où, ratant une vente à cause de deux ivrognes, il rosse l'un deux à mort.
Illumination ! Notre purificateur commence alors sa quête hallucinée dans le Paris des nafragés où il croise la route d'Isolde. Cette héroïne de l'humanitaire parviendra-t-elle à le sauver de lui-même ?
La Maison des Anges est un polar du bitume qui nous emporte avec effroi et jubilation dans le grand ventre de Paris.
 
Extrait
Antonin roulait depuis le matin dans un paysage idyllique : lacs émeraude entre deux pics, cascades écumantes, fourrure noire des sapins, villages blottis autour de clochers à bulbe, prairies diaprées de fleurs. Arrivant d'Innsbruck, il avait pris de nombreux détours, s'était égaré. Au crépuscule, saturé de pittoresque, il avait décidé de rejoindre au plus vite ses amis à Klagenfurt. Il devait y suivre un stage de langue, dans le cadre d'un programme Erasmus. Mais à proximité du col de Fiderepass, la voiture de location, une Audi, cala dans un tournant. Elle hoqueta, parut repartir, s'arrêta pour de bon. Un peu de fumée s'échappait du capot. Il était neuf heures et demie du soir, début juillet, dans le sud de l'Autriche.
L'accélérateur ne répondait plus. La jauge d'essence était à moitié pleine. Antonin ouvrit le moteur, fit semblant de vérifier le carburateur, les courroies de transmission : ses compétences en mécanique étaient nulles. Il aurait été incapable de changer un pneu. La nuit tombait, on était à 1 500 mètres, un petit vent frais le glaçait. Inutile de songer au stop à cette heure et dans ces lieux. Les habitants de la région étaient réputés pour leur méfiance. A la lueur des phares, il aperçut un sentier qui partait dans la forêt, vers la droite, à quelques mètres. Soucieux d'éviter une collision, il poussa la voiture de sa main gauche, porte conducteur ouverte, guidant le volant de son autre main. Elle était maniable, il la fit rouler jusqu'à l'intérieur des bois, la gara sur le bas-côté. Il enfila un pull, verrouilla les portes, partit chercher de l'aide. Pour comble de malchance, en dépit de sept années d'études, il baragouinait l'allemand. En avançant sur le chemin, il avisa une maison de bois perchée de guingois au sommet d'une éminence et qu'un panneau signalait comme la «Gasthaus Frau Rufhe», une auberge ou une pension de famille. La façade était éteinte, un écriteau cloué sur la porte affichait : Geschlossen, fermé. A tout hasard, il frappa. 
Doucement.
De plus en plus fort.
Il tapait maintenant à coups redoublés contre la porte, les volets, certain que personne ne l'entendait, se blessant les paumes sur les lattes de bois. Il agrémentait ces attaques d'injures diverses, hurlait «Scheisse» (merde), menaçait de mettre le feu à l'édifice, lançait des pierres, et de la terre, aux étages supérieurs. Il trépignait.
Il l'aperçut enfin.
Une silhouette noire derrière une fenêtre du grenier venait d'écarter le rideau. Une femme, petite, avec un bonnet fiché sur le haut du crâne.
Elle le fixait.
Impassible.
Il frissonna.
 
Revue de presse
Ce n'est pas l'indigent qui a besoin du bienfaiteur, c'est le contraire", poursuit le narrateur dont le héros va bientôt sombrer corps et âme et naviguer dans les bas-fonds hallucinants du ventre de Paris, qui ne sont pas sans rappeler le New York de Jerome Charyn. Enorme ? Oui. Outrancier ? Aussi. Sujet à polémique ? Bien sûr. Et pourtant, le lecteur entre sans effraction dans cette Maison des Anges. Qui a le mérite et la vertu d'appuyer là où ça fait mal, et de mettre en lumière l'ambivalence et l'hypocrisie de tous, des cyniques aux charitables, des bobos aux humanitaires... (Marianne Payot - L'Express, janvier 2013)

La maison des anges est un roman à thèse qui interroge le lecteur sur la place des sans-abri dans la ville, questionne le regard des citadins sur les hommes et les femmes invisibles de leurs trottoirs, et sur les névroses de chacun d'entre nous. Un roman qui fait froid dans le dos. (Jérôme Béglé - Le Point du 10 janvier 2013)

Dans La Maison des Anges, Pascal Bruckner imagine un agent immobilier qui veut débarrasser Paris de ses SDF, jusqu'à sa rencontre avec une diva de l'humanitaire. Corrosif...
Méchant, Pascal Bruckner ? Et comment ! L'auteur de Lunes de fiel nous offre avec cette jouissive Maison des Anges un grand jeu de massacre, qui piétine joyeusement l'hypocrisie d'une époque. Et malgré une écriture parfois un rien relâchée (son péché mignon) et quelques provocations convenues, ce portrait d'un Paris aussi contrasté que les meilleures intentions appuie là où ça fait mal. Et ça fait du bien ! (Baptiste Liger - Lire, janvier 2013)

Pascal Bruckner aime bien regarder en face les ­problèmes dont il est de bon ton de détourner le regard. Il n'hésite pas à appuyer où ça fait mal...
C'est dantesque. On est au septième cercle de l'enfer. Ce livre pourrait s'appeler « Le malveillant », comme celui de Littell s'appelait « Les Bienveillantes ». A nouveau, un auteur a l'audace d'aller au bout de l'abjection sans se croire obligé d'écrire sur la pointe des mots. On se pince pour y croire, mais on tourne les pages, et vite. Presque jusqu'à la fin car, là, prudence brucknérienne ou miracle chrétien, l'âme d'Antonin sort de son tombeau et, au lieu d'une encre qui fouette, on est inondé d'eau lustrale. (Gilles Martin-Chauffier - Paris Match, janvier 2013) 
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