Le Vietnam, source d’inspiration de la peintre française Hélène Kling
Avant d’arriver au Vietnam, Hélène Kling rêvait toujours du Vietnam. «Peut-être en raison de l’histoire commune entre le Vietnam et la France», explique-t-elle. Lorsque Hélène Kling a débarqué ici pour la première fois, au début des années 1990, elle a eu l’impression que le Vietnam était totalement différent des autres pays asiatiques.
«À
cette époque-là, Dông Khoi était la rue principale de Hô Chi Minh-Ville,
la seule où l‘on pouvait trouver des magasins. Je vivais là, à l’hôtel
Bông Sen. C’était en 1994. Je parlais souvent aux enfants des rues. La
rue était déserte et avait beaucoup moins d’étrangers qu’aujourd’hui.
J’avais toujours des bonbons dans ma poche et les petits m’avaient
surnommée en français +Madame bonbon+ ! J’ai eu la grande chance de
prendre le café sur les trottoirs tout en discutant en français avec des
personnes âgées. Cela m’a donné beaucoup de bonheur et de dynamisme.
Deux ans plus tard, je suis revenue m’installer au Vietnam parce qu’il
me plaisait vraiment», confie-t-elle.
Une professionnelle
C’est en 1999 que Hélène Kling débute sa carrière de peintre
professionnelle et 12 ans après, soit en mai 2011, elle a présenté une
soixantaine de ses compositions. La peintre se passionne pour les
paysages vietnamiens, les couleurs, la vie qui y règne la fascinent.
Elle a parcouru tout le Vietnam et peint toutes les images familières à
sa façon.
L’image la plus forte pour elle est celle de la femme vietnamienne. Elle
a peint de très nombreux visages des femmes qu’elle a rencontrées. Ce
sont des images fortes vue par une occidentale. Hélène Kling a observé
l’évolution de notre pays à travers celle de la femme et inversement.
Pour elle, la femme vietnamienne est l’essence du pays, elle représente
sa beauté, son dynamisme et son intelligence. Elle se souvient : «Je
me rappelle encore des images du temps passé. Je voyais rue Lê Quy Dôn
les étudiantes en vélo portant leur ao dai blanc. Elles se mettaient en
rangs par quatre, car à l’époque, il n’y avait pas de voitures. Quelle
beauté ! Mais maintenant, on ne peut voir cette image qu’à la campagne.
J’aime bien les femmes vietnamiennes. J’ai peint de nombreux tableaux
sur elles. Grâce à elle, on peut se rendre compte de l’évolution du
pays. Autrefois, les femmes vietnamiennes portaient l’ao dai à vélo.
Maintenant, elles portent des jeans… !».
En quête du bonheur
Ces deux dernières années, Hélène a commencé une série de recherches.
Elle s’est tournée en effet vers le mélange de matériaux de récupération
et de matériaux riches. Tôles ondulées, cartons et autres déchets
donnent à ses installations une esthétique brute mais nettement adoucie
par l’apport de feuilles d’or et d’argent et même de pierres
semi-précieuses. Ce résultat est en harmonie parfaite avec l’idée
qu’elle se fait de la femme : énergique, robuste, indestructible,
volontaire mais toujours parée de joyaux.
Il
y a beaucoup d’antiquités et de statues de Bouddha chez l’artiste. Elle
aime bien la décoration intérieure qui fait partie aussi de son travail
artistique. Elle accroche ses tableaux sur les murs pour que ses amis
puissent les regarder en prenant le café. En outre, elle enseigne la
peinture dans son atelier, pour adultes et enfants.
Comme beaucoup d’autres artistes, Hélène Kling a quitté son pays natal
pour trouver un lieu inspirant. Chacun de ses tableaux met en valeur sa
quête du bonheur.
Texte et photos : Minh Thu – Dô Chi/CVN
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